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Encore une tentative de clarification…

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Dans notre tentative de produire des “fabulations avec effet” sur Charleroi nous sommes confrontés à une multitude de difficultés que je vais reprendre pas à pas afin d’aboutir à une proposition de poursuite de l’année après ces 3 premiers mois.

La double difficulté initiale tient d’une part dans la nécessité de qualifier cette “entité urbaine” qui n’est ni vraiment une ville, ni vraiment une banlieue, ni vraiment en déclin, ni vraiment en regain. Lire ce qui est encore difficilement qualifiable pour nous et d’autre part adresser cette lecture à ceux qui sont censés la recevoir en sachant que contrairement à nous ils sont pris dans une forme d’imposition de l’action au nom de laquelle ils sont prêts à user de raccourcis, de vieilles recettes voir à confier leur rôle de responsables publics à des experts “orientés” dont des investisseurs privés à l’affût.

On doit remettre a plat pour eux des fondamentaux que nous ne maîtrisons pas encore tout à fait. Et sur cette base formuler des perspectives qui prendront des formes qu’ils nous faut totalement imaginer.

La difficulté n’est pas tant de réussir à sortir des propositions (ou un objet de projet de fin d’année) mais de les proposer en se tenant à cet impératif qu’elles soient situées et donc contraintes par le monde auquel nous tenons politiquement et esthétiquement.

Dans ce cadre la lecture que nous leur proposons se chargerait de révéler la multiplicité de Charleroi. Une lecture qui n’est pas un aperçu totalisant (voir B. Latour) mais une multiplicité de perspectives chargées de mettre à jour les facettes infinies qui fabriquent Charleroi. que ce soit la ville des matériaux, des réseaux, des acteurs, la ville de la géographie, des limites, des paysages etc etc. A l’inverse de résumer la ville afin de la cerner définitivement, démultiplier la ville à travers des perspectives inattendues. Ceci sous forme de cartes, l’outil de l’ennemi qui tente à tenir le réel du haut et qui est pour les planificateurs à la fois l’outil d’exclusion des non experts (ceux qui ne savent pas lire) et l’outil de la généralisation (ce qui autorise les experts). Mais qui est en même temps la source d’une fascination partagée (de l’atlas à google earth)

Ensuite la “recherche” vidéos ou “la fabrication d’alliés” seraient d’amener nos interlocuteurs à rencontrer comme nous rencontrons des pensées “fraîches” sur les phénomènes urbains et des voies sans doute alternatives d’agir sur le territoire. Fabriquer des alliés qui pourront ensuite nous accompagner pour la suite de l’année.

L’étape qui nous attend pour la fin décembre serait d’oser spatialiser une proposition. Donner forme à une réflexion qui nous animent et peut également devenir un élément qui va un peu complexifier les débats en cours sur Charleroi.

Ensuite, et ce n’est pas la plus mince des affaire, il s’agira de rendre public ce qui sera inévitablement pris comme une production ralentisseuse d’un processus ou tout le monde se donne l’air d’être en retard. En retard sur quoi personne ne sait exactement si ce n’est par rapport à ceux qui sont partis avant vis à vis desquels nous serions contraint de faire aussi bien, dans les mêmes champs, et en moins de temps. (Ex Emscher Parc, Bilbao, etc)

Ce que nous pouvons dire à ce jour c’est que le discours sur la Charleroi comme le discours sur les villes en général est pris dans une sorte d’espace instable ou l’on essaye  d’inventer une théorie sur ce qui se fait sur le moment en essayant de n’être ni ignorant des paradigmes à l’apparence désuètes (centralité, mort de la campagne, densité, mixité etc) ni capturé par des nouveaux concepts lourds et chaotiques ( dissolution, complexité, réseaux) etc etc.

La question est bien qu’est ce qui dans ce maelström dans lequel nous avons plongé tient à ce jour ? Pour cela je tente une proposition de cadre aux interventions futures. Une proposition qui s’appuierait sur 2 échelles de projets.

D’une part la fabrication à l’échelle territoriale de fabulations aptes à tenir ensemble les enjeux d’aménagement à l’échelle métropolitaine. L’invention de récits assez stimulants et ouverts, assez compréhensibles et jouissif qu’ils puissent être partagé publiquement… la production d’un récit commun pour le territoire de Charleroi qui lui serait spécifique comme l’IBA en à fabriquer sur l’Emscher. Il s’agirait là de produire un “conte” et de simuler des potentialités d’interventions ouvertes sur le territoire. Par là assumer une identité fabriquer à la fois assez subtile que pour s’appuyer sur les imaginaires existants (industrie lourde essentiellement et patrimoine) et à la fois assez “fabulée” que pour resurgir en un enthousiasme partagé.

D’autre part la proposition de “tactiques” pragmatiques à échelle plus limitées qui réussiraient à stimuler par leur évidence et leur accessibilité. Des tactiques plutôt que des stratégies (voir Studio 2 Sheffield 2007/08) qui s’appuieraient sur des forces existantes pour leur donner dans l’espace l’occasion de constituer des sources de fierté à courts termes.

- Lecture cartographiques d’un Charleroi invisible

- Recherche vidéo de nos alliés d’ici et d’ailleurs
- Fabulation et tactiques pour le Charleroi d’aujourd’hui et de demain.

Dans ce cadre les lectures pourraient être améliorées dans le sens de “qu’est ce que j’ai envie de vous montrer de Charleroi que vous ne connaissiez pas”, les vidéos arriver à interloquer, stimuler, donner envie de s’intéresser, les projets à formaliser des réflexions et proposition sous des formes esthétiquement convaincantes.

à continuer…

Compte rendus Atelier du 6/10/08

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Merci à Sophie, Anne Lise et Michael pour leur belle présentation…non seulement intéressante et bien construite mais permettant sans doute par l’exemple de clarifier ce qui  pourrait se fabriquer…je le répète si nous savions vers quoi nous allons ensemble nous vous aurions déjà présenté le tracé de la bonne voie…Peut-être il y a t’il des ateliers ou tout est secrètement prédéterminé et ou il ne s’agit finalement que d’arriver à bon port…et d’autres qui se construise en cheminant…La question est donc de cheminer à bon train avec engouement dans des chemins qui se tracent pas à pas et non de faire du surplace ou de piétiner des voies déjà balisées…

Le dernier livre de Popper qui rassemble ces conférences s’appelle “Toute vie est résolutions de problèmes”…et, comme Michael l’explique bien, un de ses nombreux combats fut de lutter contre “l’induction” soit la confiance scientifique positiviste que de l’observation “neutre et répétée” des faits émergerait de quoi bâtir des vérités scientifiques…face à cette vision fort confiante dans la partialité des scientifiques il effectue un renversement ou comme il l’exprime bien : « au lieu d’expliquer notre propension à présumer l’existence de régularité comme un effet de la répétition, j’ai imaginé d’expliquer ce qui est répétition à nos yeux comme le résultat de notre tendance à supposer et à rechercher de la régularité » Soit l’observation va contredire ou affirmer le sens d’une théorie que nous aurions mis en place avant d’entamer l’observation…

Ceci pourrait rejoindre notre immuable phrase “on ne peut bâtir une observation sans problème”… il faut partir d’une “théorie” et la mettre en risque par l’observation, la mettre en péril, la confronté à une “réfutation” potentielle qui émergerait de l’observation…La démarcation entre scientifique et non scientifique selon Popper…celui qui ose confronté sa théorie au péril de la réfutation… 

Ce qui se dessine…

Le chapitre 1 de notre exposition…ne serait pas la confirmation des lectures balisées de Charleroi soit…fumées, imbroglio politique, fumées, avions, fumées, sports et joie de vivre…mais ma révélation d’un Charleroi Invisible.

Il faudra organiser dans une sorte d’antichambre de désintoxication la ribambelle de vos lectures. Si on chacun pouvait déjà se concentrer pour inventer un mode de transmission qui ne soit pas ces sempiternelles planches d’architectes, pleines de plans, mots, schémas et photos sur A1 cartonnée mal mise en page !

Déjà quelques chapitres biens écrits :

Michael, Sophie, Anne Lise:

Une matérialisation de ce qui entre et sort de Charleroi, la forme de ce qui entre la forme de ce qui sort dans le ventre des péniches…en mégatonnes
Une économie invisible qui prolonge la fabrication de tas, la déjà fameuse” Bulk City” et qui continue discrètement à façonner le paysage à une échelle bien plus forte qu’une piste d’aviation !
Un territoire où l’on fabrique involontairement du sublime…et qui serait à repeindre dans ce sens.


Benedicte, Tristan, Mohammed

La cartographie de l’amas d’acteurs qui fabrique la ville, des architectes, des politiciens, des capitaux tous ceux qui ont la prétention de laisser des traces construites dans le paysage…matérialiser le réseau, tisser le réseau et impliquer les acteurs concernées dans le rapiéçage des trous, creux et manques…

Jonathan et Pablo…et Emri ?
Tenir en un temps et une projection l’évolution physique de paysage carolos…peut-être articulé par des explications en légendes…l’histoire naturelle et bâtie de Charleroi dans un court métrage.

Blanca et Fernando
L’internationalisation de Charleroi et la façon dont les modes de transports, les réseaux matériels et immatériels bouleversent les rapports de la ville au monde…moins de temps pour aller de Charleroi à Rome que de Charleroi à Liège !? moins d’argent pour aller à Porto qu’a Namur? Moins d’amis à Marchienne que sur Facebook

et d’autres à encore travailler

Barbara ? 
Peut-être un travail sur le seul projet urbanistique en cours à Charleroi soit le “Brussels South Business District”.

Mauro/Alice/Stéphanie
A confirmer mes visiblement les acteurs qui font tenir la ville en lui apportant eau, électricité et en évacuant les déchets ?

Andréa
Titiller 3 acteurs des 3 cultures officielles, alternative et urbaine pour fabriquer avec eux une lecture culturelle de la ville ?

Sonia ?
le logement mais à partir de quel problème ?

Emeline ?

Gaelle ?

Compte rendu – Atelier du 02/10/08

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Comme évoqué il est important d’articuler votre lecture par rapport aux 5 thèmes initiaux. Non par respect absolu aux maîtres mais parce qu’il est plus facile de prendre une posture vis à vis d’un fait donné que dans le vide. Et puis ces 5 thèmes constitueront je le rappelle le point 1 de notre exposition.

Il est important de déjà négocier votre mode de rendus à ce stade…soit faire des essais ou collecter des exemples.

De manière générale, comme l’on osé JF, IN et FA, il est important de fabriquer des propositions permettant de créer du débat, dès à présent même si vous n’avez pas encore “toutes les cartes ou le gsm d’un tel…” en main.

Surtout svpl travailler à partir de références théoriques cela nous évitera de discuter autour de GROSSES généralités… Nous voulons voir le débat et la table d’atelier se couvrir de tentatives, livres, articles, images etc etc

Charleroi Invisible

Jean-françois Avart Fabienne Decuyper  (éhéh) Inès M.B. Monteiro 
La tentative un peu revival “situationniste” (j’erre sur une ligne à la découverte du vrai territoire carolo…) proposée par Jean François, Ines et Fabienne avait le grand mérite de créer une situation (ce qui vaut toujours mieux qu’une dérive) qui nous forcer à penser. Soit on a un problème “Où sont les centres que la réunification des communes à fait disparaître?”. Où est ce Charleroi rendu invisible par une décision administrative…à la recherche des traces physiques, sentimentales, des forces des centres si il en reste…à travers un dispositif contraignant à inventer peut-être pas une ligne mais un temps, un forme, un mode de rendus. Question sous-jacente du centre administratif à sa périphérie, des politiques de centralisation territoriale, leurs avantages et défauts cf Antwerpen ces dernières années vision centralisatrice et Bruxelles qui n’a jamais passé le cap des 19 communes…impact territorial de politique administrative…

Mauro Vincitore Alice Wallez Anne-lise Pellegrini Stéphanie Cousin 
??? Ce groupe me semble un peu épais…

Sophie Ghyselen Michael Ghyoot 
Politique économique et des matériaux, flux économiques entrants et sortants…qu’est ce que la “nouvelle économie” des lendemains sidérurgiques ???

Charleroi Acteurs 

tristan Boniver mohammed Karabelen Benedicte Parmentier
Focus sur les acteurs de “l’espace” carolos, de l’aménagement de l’espace…les faiseurs, les penseurs, les décideurs, les financiers, les agitateurs, les groupes de pressions…confronté les points de vue des acteurs…les acteurs de demain? Elise Bandin à fait l’année un tableau très complet de cette problématique qui peut servir de base voir avec elle.

Charleroi Géographie

Jonathan Valtat  Pablo Garcia 
En attente d’info…on préfère les cartes avec un fond blanc :)  La perspective à prendre est sans doute entre “l’état des lieux” et “le point de vue” parce que (à part si on est vraiment cartésien de chez cartésien) aucun des 2 n’existe de façon autonome…

Charleroi Aménagement territoriale 

Emri Kajingu 
??? Histoire de l’aménagement du territoire ???

granda sonia rafalowicz emeline 
Ah les des généralités…pacte pour que ne soit plus prononcé les termes “gens”, “vivre en ville”, “habitants” etc etc.
Sinon pour emeline visiblement intéressée par les questions économiques et l’impact des implantations sur les flux de chalands ??? mais à définir quel est l’enjeu ??? Etat des lieux des projets commerciaux à l’échelle de Charleroi (voir TéléSambre) ? Est ce qu’il ne reste que ce type de développement comme moteur d’une ville si oui sous quelles formes ???

Sonia plutôt la politique du logement à Charleroi sans tomber directement dans le cas des sdf’s qui me semblent trop moralement correcte pour entamer une bonne lecture…mais par contre que fait, qu’a fait la ville de Charleroi sur la question du logement maintenant et avant qui produit ce logement? Pourquoi pas…

Charleroi Ville Gobale

blanca pérez rivera fernando gòmez 
Cartographier les relations internationales et nationales de Charleroi…les relations matérielles, avions, trains, et immatérielles, entreprises, réseaux financiers…peut-être avec un regard historique vu l’évolution de ces relations au cours des 2 derniers siècle…
Charleroi ville support des espagnoles (la forteresse 1), des français (la forteresse 2) des hollandais (la forteresse 3) …qui devient ensuite une ville majeures de l’économie belge…pour devenir la banlieue de Bruxelles ? 

Erasmus Polonaise ? Barbara ?

Gaelle ?

Andréa Sace ?


Réflexions suite à l’atelier du 29/09/08

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Jonathan a bien résumé et relayé une lecture de la situation Carolo qui peut paraître décevante du point de vue d’un esprit mesuré et rationnel (est-ce que j’ai dit français?). Il y a une absence manifeste de fil conducteur et une soumission assez affligeante aux acteurs privés dans les questions d’aménagement du territoire… le tout aggravé par un manque évident de hiérarchisation des priorités… Ceci est extrêmement frustrant et en même temps, d’un point de vue “situé”, il s’agirait, non pas de “faire avec” mais de “faire à partir de”. Rien de pire que de retomber dans une posture du “on va vous montrer ce qu’on aurait pu faire si vous aviez seulement eu les moyens” mais rien de pire non plus que de préjuger “d’un il n’y a rien à espérer de vous”. Donc l’architecte situé gardera un certain optimisme pour faire émerger de la situation des forces et potentialités latentes. Rendre manifeste ce qui est potentiel, faire des manifestes des potentialités latentes.

Ceci définit un peu mieux le contexte que nous nous sommes imposé… les règles du jeu sont à définir mais elles pourraient être :

- Révéler le territoire dans ses forces (les forces de demain peuvent être les fragilités d’aujourd’hui)

- Nourrir le territoire de perpectives différentes de celles des uniques penseurs du territoire wallon soit :  les statisticiens et les promoteurs.

- Formaliser des alternatives non pour qu’elles soient réalisées tel quel mais pour qu’elles stimulent, pèsent ou compliquent les réalisations futures.

Révéler un territoire doit se faire à partir d’un point de vue qui vous anime et surtout qui s’articule avec ce qui anime Charleroi. On ne peut pas être animé par l’humain, les gens, la population, la ville, l’économie, ce sont des notions sans prise possible qui au contraire nous autorisent à éviter de parler d’un tel, d’une telle, d’enjeux identifiables…”les gens” ça n’existe pas, c’est une entité immatérielle qui permet de ne pas nommer le concerné.

Donc la vision large est nécessaire parce que nos interlocuteurs sont le nez dans leurs problèmes et que nous sommes encore des étrangers… mais elle doit fabriquer des perspectives situées qui permettent d’articuler des forces… la lecture c’est une perspective sur des faits et non un état des lieux. On fabrique cette perspective en s’accompagnant de ses questionnements et des questionnements, méthodes, propositions des autres. Vous êtes nus devant une question vaste mais personne ne vous empêche de vous habiller de  références. Nous n’avons aucun goût particulier pour la nudité des étudiants. On les préfère au chaud et de ce fait prêts à affronter les grands espaces venteux de la pensée.

Des choses émergent, nous avons besoin de saisir ce territoire à échelle plus large. Ce qui l’anime, ce qui le fabrique, ce qui y entre et en sort, ses moments de gloire et de dépit.

Il y a un territoire physique, géographique, que les humains modèlent à certaines époques avec force, à d’autres avec douceur ou négligence. Il y a une résistance du terrain, des capacités, des endroits de fragilité. Un terrain c’est un support horizontal ou en vague, qui crée des fuyantes pour les yeux et les esprits. La Belgique c’est un horizon limité par les constructions dont la dernière barrière continue s’ouvre par d’étroits couloirs sur une mer à  nouveau bouchée par les coques des porte-containers. Est-ce que la géographie peut se rappeler à nous en dehors des inondations, des glissements de terrains et des voyages en avions? Quel est le point de vue d’un géographe sur l’espace construit? C’est ranimer la surface inerte de la terre non parce qu’elle le mériterait mais parce que nous pourrions en tirer plus de joie ou moins de risque.

Il y a un territoire bâti qui est agi et a été agi par des forces humaines poussées par des motivations qui se sont imprimées en béton et en brique sous des configurations différentes. Ces configurations sont un reflet des temps…elles ont été mues et fabriquées pour être dans un rapport avec l’esprit du temps…quel temps nous est promis pour demain et quelles formes bâties devons-nous lui fabriquer?

Il y a un territoire d’acteurs qui agissent l’espace, de pensées, d’actions, qui l’agissent peut-être par la forme, qui sont à rendre présent parce qu’ils sont à la fois des relais et des sources. Peut-être que le problème qui permettra de sélectionner les acteurs est simplement le fait que eux aussi sont intéressés par l’espace ? des citoyens, des activistes, des professionnels qui agissent le territoire?

Il y a le territoire de l’industrie qui a fabriqué un Charleroi… Est-elle capable d’en fabriquer un autre? Elle tirait les ressources du sol maintenant elle les transforme, les entrepose, les convoi…

Il y a ce qui agit Charleroi de l’extérieur, parce qu’une ville n’est pas un territoire autonome mais au milieu de réseaux, en réseau matériel et immatériel…avec d’autres villes, d’autres mondes? Qu’est ce qu’une ville sans réseau…une banlieue? Est ce que Charleroi n’est plus que la banlieue de Bruxelles…une ville support qui abandonnerait à Bruxelles, Lille, Namur, ahaha, la vitalité des interactions?

Il y a le territoire administratif qui nous est légué qui a façonné des identités physiques et morales qui résistent et que le grand bon unificateur n’est pas nécessairement prêt à supprimer…

et il y a la ville invisible mais là il faut encore la travailler parce qu’elle nous échappe…visiblement